| Réalisation : Sam Mendes Scénario : Neal Purvis, Robert Wade, Peter Morgan et John Logan Daniel Craig : James Bond alias Agent 007 || Javier Bardem : Tiago Rodriguez alias Raoul Silva || Judi Dench : M || Naomie Harris : Agent Eve || Bérénice Marlohe : Séverine || Ralph Fiennes : Gareth Mallory || Albert Finney : Kincade, le vieux garde-chasse || Helen McCrory : Claire Dowar, la ministre || Rory Kinnear : Bill Tanner || Ben Whishaw (r) : Q || Ola Rapace : Patrice || Jens Hultén : un allié de Silva || Nicholas Woodeson : Docteur Hall ||Tonia Sotiroupoulou : la compagne de Bond lorsqu'il est présumé mort || Elize du Toit : Vanessa |
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Synopsis |
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| Un disque dur contenant les identités des agents infiltrés par le MI6 a été dérobé. Bond est à la poursuite du « voleur », mais comme celui-ci risque de s’échapper M donne l’ordre de tirer : c’est Bond qui est atteint. Le siège du MI6 est victime d’un attentat et l’identité de cinq agents est dévoilée… les autorités britanniques poussent M vers la sortie, au prétexte qu’elle semble ne pas savoir gérer la crise… Bond, que tout le monde croyait mort, réapparait. M lui confie pour mission de démasquer l’ennemi extérieur… mais tout ceci n’était qu’un piège, destiné à assouvir une vengeance. |
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| Après quelques péripéties financières, qui ont failli coûter la vie à cet opus de la sage de James Bond, ce film est sorti comme prévu pour le cinquantième anniversaire des aventures de l’agent de sa Gracieuse Majesté sur grand écran. Et comble de bonheur pour les financiers, le succès a été au rendez-vous. Peut-être, comme le font remarquer certaines critiques, parce qu’il s’agit là d’un épisode freudien et que chacun avait hâte d’assister au retour de l’enfant prodige des services secrets, plongé depuis plus de 4 ans dans le monde de l’ombre. Malheureusement pour les nostalgiques des formes pures de la série, James Bond s’est défait de tous les attributs constitutifs du mythe. Exit le Gun barral d’ouverture ; exit Moneypenny, la dévouée secrétaire de M, amoureuse ironique de notre héros ; exit les complots internationaux et les menaces nucléaires afférentes ; exit le SPECTRE ou sa déclinaison moderne rencontrée dans « Casino Royale » et « Quantum Of Solace » ; certes, Q est de retour, mais pour autant l’absence de gadgets n’en est que plus aveuglante ; certes, la présence féminine se conjugue au pluriel, mais la James Bond Girl meurt plus vite que son ombre. Et malgré les apparences, exit le pré-générique, ce moment d’avant le film, sans lien avec l’intrigue. Au commencement étaient les ténèbres qui enveloppaient le monde des morts. Et le film commence dès l’instant où Bond passe de l’ombre à la lumière, de la contemplation des morts à la poursuite des vivants. Treize minutes par-devant un générique aux relents bondiens qui se concluent par la mort supposée de James, par son retour à l’ombre. Skyfall pourrait se résumer en un seul mot : passages. De l’ombre à la lumière ; de vie à trépas ; de trépas à vie ; Gareth Mallory suggère à M de prendre sa retraite, c'est-à-dire de passer la main. Elle refuse, mais devra se retirer au cœur du réseau d'abris souterrains datant de la Seconde Guerre mondiale, le « Cabinet War Rooms ». Plus tard, lorsque Tiago Rodriguez, alias « Silva », est appréhendé et conduit au nouveau siège du MI6, se sera par des passages dérobés qu’il s’enfuira et par les lignes du métro qu’il gagnera le Palais de Westminster. Plus tard encore, quand « Silva » localisera le refuge de M, se sera par un passage souterrain qu’elle tentera de fuir. Mais la figure du passage n’est pas seulement présente à l’écran, elle constitue aussi le ressort qui alimente le courroux de « Silva », puisque c’est à cause d’un passage entre son passé et son présent qu’il ne poursuit qu’un seul but : la vengeance. Quant au film, il est aussi comme un passage, celui d’une actrice à un acteur, celui de M à M, celui du retour du classicisme avec la réapparition de Aston Martin DB5, de Moneypenny et des décors d’antan… du Gun barral, sur lequel il se conclut. |
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