| Réalisation : Lewis Gilbert Scénario : Christopher Wood et Richard Maibaum d'après le roman éponyme de Ian Fleming Roger Moore : James Bond || Barbara Bach : Major Anya Amasova || Curd Jürgens : Karl Stromberg || Richard Kiel : Requin || Caroline Munro : Naomi || Walter Gotell : Général Anatol Gogol || Geoffrey Keen : Sir Frederick Gray || Shane Rimmer : Le Commandant Carter || Bernard Lee : M || George Baker : Le capitaine Benson || Michael Billington : Sergei Barsov || Olga Bisera : Felicca || Desmond Llewelyn : Q || Edward De Souza : Sheikh Hosein || Vernon Dobtcheff : Max Kalba || Valerie Leon : Hotel Receptionist || Lois Maxwell : Miss Moneypenny || Sydney Tafler : Le capitaine du "Liparus" || Nadim Sawalha : Aziz Fekkesh || Sue Vanner : Log Cabin Girl || Eva Rueber-Staier : Rubelvitch || Robert Brown : Amiral Hargreaves (Futur M) || Marilyn Galsworthy : Stromberg's Assistant || Milton Reid : Sandor || Cyril Shaps : Dr. Bechmann || Milo Sperber : Prof. Markowitz || Albert Moses : Barman || Bryan Marshall : Le commandant Talbot |
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Synopsis |
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| Deux sous-marins nucléaires, l’un britannique, l’autre soviétique, ont disparu ! L’agent 007 et l’agent soviétique Anya Amasova font équipe afin de les retrouver et de neutraliser Karl Stromberg, un mégalomane qui rêve de régner sur la planète… |
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Un Bond formule XXL |
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| Après le succès mitigé de « L'Homme au Pistolet d'Or » et le départ du coproducteur Harry Saltzman de l’aventure Bond, Albert R. Broccoli se lance seul dans la production de ce nouvel opus, le troisième avec Roger Moore, le commander très mondain. Certes ce nouveau volet bondien ne rompt pas avec la dérive gag pour bande dessinée, il en accentue même l’aspect caricatural en introduisant le personnage de Requin , l’homme aux dents d’acier. Mais il s’engage aussi dans la voie de la démesure et du gigantisme. Option présente dès le prégénérique lorsque Bond, poursuivi en skis par des agents soviétiques, effectue un saut dans un vide abyssal avant d’ouvrir un parachute aux couleurs de l’Angleterre. Les décors seront conformes à ce choix : le repère de Karl Stromberg, laboratoire sous-marin à la silhouette d'araignée ; le gigantesque pétrolier, le Liparus, autre nid des malfaisants ; Vallée des Rois ou les Pyramides d'Egypte. A leur image, l’intrigue ne dérogera pas à ce besoin d'excès : ce n’est pas un, mais deux sous-marins nucléaires que dérobe Karl Stromberg ; ce ne sont pas que de simples grenades qui explosent de-ci de-là, mais deux bombes nucléaires qui détruisent leur lanceur respectif. Et comme en écho à l’intrigue, les poursuites et bagarres virent au grandiose. Que ce soit celle à skis, ou celle en voiture, aucune n’échappe à la règle. A bord de sa voiture gadget Bond, qu’accompagne l’agent XXX, affronte des poursuivants en side-car dont le panier se métamorphose en missile avant d’être aux prises avec un hélicoptère. Et la poursuite se déplace sous les eaux, lorsque Bond transforme sa voiture en sous-marin et détruit l’hélicoptère grâce à un missile. Cette macrosomie, qui d’évidence affecte l’un des protagonistes de ce film, atteint son paroxysme esthétique lors de la prise de contrôle du Liparus par les hommes que mène Bond. Entre le moment où 007 abat les deux gardes qui doivent l'emprisonner et la disparition en mer du Liparus, il s’écoule un quart d’heure de durée filmique, emplit de coup de poing, de mitraillages, d’explosions de grenades… comme si cela ne suffisait pas, après une pause de deux minutes, Bond part à l’assaut du laboratoire sous-marin. Et nous voilà repartis pour cinq minutes de nouvelles destructions. Décors, intrigue, poursuites, bagarres et explosions… le réalisateur dans sa quête de l’énorme semble même loucher du côté de Russ Meyer. |
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Gadgets, girls et lieux de tournage |
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