| Réalisation : Marc Forster Scénario : Neal Purvis, Robert Wade et Paul Haggis Daniel Craig : James Bond || Olga Kurylenko : Camille Montes || Mathieu Amalric : Dominic Greene || Gemma Arterton : Strawberry Fields || Anatole Taubman : Elvis || Joaquin Cosio : le Général Medrano || Jesus Ochoa : le Lieutenant Orso || Giancarlo Giannini : René Mathis || Judi Dench : M || Jesper Christensen : M. White || Jeffrey Wright : Felix Leiter || Rory Kinnear : Bill Tanner || Neil Jackson : M. Slate || Fernando Guillén Cuervo : Le chef de la police bolivienne || David Harbour : Gregg Beam || Tim Pigott-Smith : Ministre des Affaires étrangères || Simon Kassianides : Yusuf || Stana Katic : Corinne Veneau || Rossana Uribe : La femme du président bolivien || Oona Chaplin : La réceptionniste de l'hôtel |
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Synopsis |
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| « Quantum of Solace » débute là où Casino Royale se terminait. James Bond a décidé de traquer ceux qui ont tué Vesper, la femme qu'il aimait, mais qui n'a pas eu d'autre choix que de le trahir… L'interrogatoire de Mr White lui apprend que l'organisation qu'il combat est des plus dangereuses puisqu'infiltrée au cœur même des services secrets britanniques. La soif de vengeance qui anime 007 va-t-elle le conduire à transformer sa mission en affaire personnelle? En vendetta privée? Sur le chemin de la vengeance, il croise Camille, la fille d'un ex-tortionnaire assassiné par un général dictateur, en quête, elle aussi, de châtiment. Perdus au milieu d'une Amérique latine désertique et assoiffée, ils contrecarreront les plans de Dominic Greene, sorte de cabotin cynique et cruel, pour finalement trouver la paix, pour l'une, au milieu des hauts plateaux andins et pour l'autre, dans une banlieue moscovite. |
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Du passé faisant table rase |
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| Avec ce second film de la série des Daniel Craig, la rupture avec les James Bond passés est entièrement consommée, ne serait-ce qu’en termes de générique qui finalise le changement de scénographie amorcé dans l’épisode précédent. Et il en va du générique comme du reste, les scénaristes ont du passé fait table rase. Exit les combats à fleuret moucheté, les mitraillages maladroits, les explosions lointaines, les traits d’humour, les bons sentiments ; bienvenu à la crasse, aux coups violents et saignants, à la mort gratuite et sale, aux combines louches et immorales, aux froides vengeances… Exit les affiches souriantes, bienvenu aux affiches dépouillées comme un coup de poing. L’aventure débute quelques heures après la fin de « Casino Royale » et c’est le besoin irrépressible de venger la mort de Vesper Lynd qui pousse Bond au cœur de l’action. Et de l’action, il n’en manque pas dans la poursuite automobile sur laquelle s’ouvre le film. Certes, tout au long des précédents films nous avions été habitués à toutes sortes de poursuites : en voiture, à moto, en ski, en avion, en hydroglisseur… Mais ici, le style est radicalement différent, nous sommes confrontés à une esthétique du plan serré et de la caméra embarquée qu’articule un montage nerveux et haché qui nous place de facto au centre de l’action. Le quatrième mur, ce mur virtuel qui sépare les acteurs des spectateurs, est littéralement dynamité, réduit à un tas de gravats comme le sera l’hôtel de luxe, construit au milieu du désert, quand l’heure de la vengeance de Camille Montes aura sonné. Oui Bond n’est plus James, mais il faut bien admettre que les agents de la CIA ne sont pas non plus ces quidams sympathiques et souriants des opus d’antan… Bond n’est plus James et pour tuer il faut « aspirer à fond ». Mais qu’importe la véritable identité de ce double 0 7 ! La seule question qui mérite d’être posée étant : dans sa quête de vengeance, au milieu de ce déferlement de violence, a-t-il, à un moment donné, « quitté le bercail » ? |
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Gadgets, girls et lieux de tournage |
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