| Réalisation : Martin Campbell Scénario : Neal Purvis, Robert Wade et Paul Haggis Daniel Craig : James Bond 007 || Eva Green: Vesper Lynd || Mads Mikkelsen : Le Chiffre || Judi Dench : M || Jeffrey Wright : Felix Leiter || Giancarlo Giannini : Mathis || Caterina Murino : Solange || Simon Abkarian : Alex Dimitrios || Isaac de Bankolé : Steven Obanno || Jesper Christensen : Mr. White || Ivana Milicevic : Valenka || Tobias Menzies : Villiers || Claudio Santamaria : Carlos || Sébastien Foucan : Mollaka || Malcolm Sinclair : Dryden || Richard Sammel : Gettler || Ludger Pistor : Mendel || Joseph Millson : Carter || Daud Shah : Fisher || Clemens Schick : Kratt || Emmanuel Avena : Leo || Tom Chadbon : Agent de change || Ade : Infante || Urbano Barberini : Tomelli || Tsai Chin : Madame Wu || Charlie Levi Leroy : Gallardo || Lazar Ristovski : Kaminofsky || Tom So : Fukutu || Veruschka : Gräfin von Wallenstein || Daniel Andreas : Croupier || Carlos Leal : Le directeur du casino || Christina Cole : La réceptionniste de l'Ocean Club || Jürgen Tarrach : Schultz || John Gold : Joueur || Jerry Inzerillo : Joueur #2 || Diane Hartford : Joueuse #3 || Jessica Miller : Croupière || Leos Stránský : Grand homme || Paul Bhattacharjee : Docteur || Crispin Bonham-Carter : Docteur || Simon Cox : Technicien || Rebecca Gethings : Technicienne || Peter Notley : Technicien au MI6 || John Chancer : Commandant de police || Peter Brooke : Policier à l'aéroport || Jason Durran : Policier à l'aéroport || Robert Jezek : Officier || Robert G. Slade : Pilote || Félicité Du Jeu : Reporter française || Michaela Ochotská : Assistante acheteuse || Michael Offei : Lieutenant de Obanno || Makhoudia Diaw : Agent de liaison de Obanno || Michael G. Wilson : Chef de la police || Martina Duravolá : Petite amie du chef de la police || Marcela Martincáková : Petite amie du chef de la police || Vladimír Kulhavý : Général croate || Valentine Nonyela : Employée de l'ambassade du Nambutu || Dusan Pelech : Barman || Phil Meheux : Bureaucrate du trésor || Alessandra Ambrosio : Tenniswoman || Veronika Hladíková : Tenniswoman || Regina Gabajová : Réceptionniste de l'hôtel Splendide || Olutunji Ebun-Cole : Enfant || Martin Ucík : Barman || Vlasta Svátková : Serveuse || Miroslav Simunek : Homme qui désapprouve || Ivan G'Vera : Concierge du Venice Hotel || Jirí Lenc : Conducteur de la limousine de l'hôtel Splendide || Jaroslav Jankovsky : Serveur à l'Hermitage |
![]() 1507 lectures |
||||||
Synopsis |
|||||||
| Le Chiffre, banquier du terrorisme international, se charge de récolter l’argent de ces poseurs de bombe et de le faire fructifier en bourse. Il a imaginé une spéculation sur le titre d’un avionneur. Il mise sur la baisse du cours de ces actions pour empocher le pactole. Pour cela, il organise un attentat contre le Skyfleet, le dernier prototype d'avion de ce constructeur. Malheureusement pour lui, Bond fait capoter l’attentat. Et les pertes du Chiffre sont colossales. Pour le Chiffre le problème est maintenant de rembourser ses dépositaires. C'est pourquoi il organise au Monténégro une partie de poker à dix avec dix millions de cave et cinq de re-cave. Sur ordre de M, James s’inscrit à cette partie. Le Trésor britannique lui fournit les fonds par l’intermédiaire de sa représentante Vesper Lynd… Et Bond gagne l’interminable partie. Mais pour autant, ses ennuis ne font que commencer |
![]() |
||||||
De l'alogique... |
![]() |
||||||
| Les théoriciens de l’alogique affirment que ce film ouvre une trilogie sur la jeunesse de James Bond. Pour preuve, ils avancent que lors du pré générique, on apprend que James Bond vient d'être nommé agent « double zéro » (cad : autorisé à tuer). Pour obtenir cette habilitation, il a abattu un agent double travaillant en République tchèque (1) puis l’agent qui le contrôlait. Mais lorsque l’on entend dire à M qu’elle regrette le temps de la guerre froide, on ne peut que s’étonner de cette étrange façon de lire l’Histoire ! Ainsi donc, James Bond aurait amorcé sa carrière d’espion après la chute du mur de Berlin et l’aurait poursuivi en combattant le bloc communiste ! Par chance, ces abstracteurs trouvent un allié en la personne de Lee Tamahori (2) qui avance l’hypothèse selon laquelle James Bond ne serait qu'un nom d'emprunt donné aux meilleurs agents du MI6. L’hypothèse peut séduire les esprits avides de connaissances, pourtant il en existe une autre à simplicité efficiente : lorsqu’un acteur est fatigué d’incarner James Bond, l’industrie du cinéma se tourne vers un autre acteur afin de poursuivre l’aventure financière. Bien sûr, chaque acteur, qui s’est succédé dans le rôle, a accentué ou gommé certains aspects de ce personnage de fiction. Mais ici avec Daniel Craig, Barbara Broccoli et Michael G. Wilson ne se sont pas seulement contentés des légères modifications inhérentes au changement d’acteur (3). Ils coupent le fil invisible qui reliait tous les Bond depuis les origines. Et la rupture est d’autant plus brutale qu’elle n’épargne aucun des aspects du mythe. Inutile de s’attarder sur la disparition des moments cultes : séquence du Gun barrel ; traditionnelles silhouettes de girls bondiennes lors du générique ; séquence de remise des gadgets par Q ; séquence avec Monneypenny. Est-il utile de souligner la disparition quasi totale des moments d’humour ? Pour la première fois, Bond saigne, soufre, hurle de douleur… pour la première fois son cœur s’arrête de battre ! Pour la première fois, une femme le ramène à la vie ! Nous ne l’avions jamais vu en tenue négligée, nous ne l’avions jamais vu grimacer, lui que nous ne connaissions qu’impeccablement vêtu d’un sourire distant quelque soit la situation. Mais l’avions-nous vu tuer autrement qu’en état de légitime défense ? « Casino Royale » est le film de la rupture, d’une rupture si profonde que le spectateur est en droit de se demander si ce Bond est toujours James (4), cet espion britannique adepte de la vodka-martini « au shaker, pas à la cuillère » (5) Mais qu’importe, puisque ce Casino Royale est royal jusque dans le moindre détail, jusque dans la plus petite détonation, jusqu’à la scène finale lorsqu’il coule un palais vénitien … 1- La République socialiste tchécoslovaque devient formellement une République fédérale à partir du 1er janvier 1969. Au printemps 1990, l'État tchéco-slovaque est rebaptisé République fédérale tchèque et slovaque. La République tchèque, Tchéquie en forme courte est indépendante depuis le 1er janvier 1993 à l'occasion de la scission de la République fédérale tchèque et slovaque 2- Lee Tamahori réalisateur néo-zélandais de « Meurs un autre jour » 3- Et inévitables ne serait-ce que parce que Daniel Craig est blond 4- On peut lire http://www.craignotbond.com.... 5- Lorsqu'il commande une vodka-martini, au serveur qui demande « au shaker ou à la cuillère » il répond dans un moment d'énervement « Qu'est-ce que j'en ai à foutre ? ». |
![]() |
||||||
Gadgets, girls et lieux de tournage |
|
||||||
|
![]() |