| Réalisation : John Glen Scénario : Richard Maibaum et Michael G. Wilson Timothy Dalton : James Bond || Robert Davi: Franz Sanchez || Carey Lowell : Pam Bouvier || Talisa Soto : Lupe Lamora || Anthony Zerbe : Milton Krest || Frank McRae : Sharkey || David Hedison : Felix Leiter || Wayne Newton : Professeur Joe Butcher || Benicio Del Toro : Dario || Anthony Starke : Truman Lodge || Everett McGill : Ed Killifer || Desmond Llewelyn : Q || Pedro Armendariz Jr.: le Président Hector Lopez || Robert Brown: M || Priscilla Barnes : Della Churchill || Don Stroud: Heller || Caroline Bliss : Miss Moneypenny || Cary-Hiroyuki Tagawa: Kwang || Grand L. Bush: Hawkins || Alejandro Bracho : Perez || Guy De Saint Cyr : Braun || Rafer Johnson : Mullens || Diana Lee-Hsu : Loti || Christopher Neame : Fallon || Jeannine Bisignano : Strip-teaseuse || Claudio Brook : Montelongo || Cynthia Fallon : Consuelo || Enrique Novi : Rasmussen || Osami Kawawo : Oriental || George Belanger : Médecin || Roger Cudney : Capitaine du Wavekrest || Honorato Magaloni : Chef chimiste || Jorge Russek : Pit Boss || Sergio Colona : Liftier || Stuart Kwan : Ninja || Jose Abdala : Conducteur du tanker || Teresa Blake : Contrôleuse des tickets || Samuel Benjamin Lancaster : Oncle de Della || Juan Peleaz : Manager du casino || Mark Kelty : Opérateur radio des garde-côtes || Umberto Elizondo : Assistant du manager de l'hôtel || Fidel Carriga : Chauffeur de Sanchez || Edna Bollen : Serveuse du Barrelhead || Jeff Moldovan : Garde de l'entrepôt || Carl Ciarfalio : Garde de l'entrepôt || Bob Martinez : Officier des douanes |
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Synopsis |
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| Felix Leiter, chef de la CIA, doit se marier. Mais quelques instants avant la cérémonie, il apprend que Franz Sanchez, chef d’un important cartel de drogue, se trouve sur le sol des USA. Avec le concours de James Bond, le témoin à son mariage, il parvint à appréhender le trafiquant. Malheureusement, celui-ci parvint à s’évader grâce à la complicité d’un flic corrompu. Et sa vengeance est terrible : Sanchez fait mutiler Leiter par un requin et exécuter son épouse. Bond décide de venger son ami. M le lui interdit et lui retire son « permis de tuer »… mais rien ne stoppe Bond |
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Du bien et du mal |
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| Exit l’ennemi de toujours venu de l’Est… Exit son substitut le SPECTRE… Exit le milliardaire mégalomane, place au cartel de la drogue. Mais il est vrai que la fin des années 80 marque un tournant important dans la lutte des autorités américaines contre le cartel de Medellin. Dans ce contexte, quoi de plus naturel que le nouvel ennemi de Bond soit Franz Sanchez, le responsable d’un cartel de fiction ? Et que parallèlement à cette redéfinition des protagonistes de l’éternelle lutte du bien contre le mal, corresponde la disparition totale de toutes références politiques (2). La façon de penser ce combat atemporel se défait de son socle idéologique. Mais il est vrai que Bond n’est pas en mission, qu’il combat en son nom personnel, par fidélité à l’amitié (3). Ce changement de paradigme, qui s’alimente dans l’opposition entre la sphère privée et publique, trouve un écho surprenant dans la fonction qu’accordent les scénaristes aux femmes. D’ordinaire, celles-ci se divisent en deux catégories : la méchante ; la gentille. Certes, parfois celle que nous pensions être la James Bond Bad Girl se révélait n’être qu’une James Bond Girl égarée parmi les loups. Double 0 7 se charge de lui faire prendre conscience de son erreur en l’enlaçant tendrement. Mais ici nous ne sommes pas dans ce schéma simpliste et manichéen : Pam Bouvier et Lupe Lamora sont toutes les deux des James Bond Girl. Et il est difficile de déterminer laquelle occupe la première place de cette catégorie. D’ailleurs, lors du dénouement, Bond goute aux deux avant de se décider. Malheureusement, un des effets pervers de l’élimination de l’ancrage politique du bien et du mal aboutit à un manichéisme vide de sens. Franz Sanchez jette Felix Leiter aux requins et fait tuer sa femme… pour se venger de son arrestation ! On a du mal à croire qu’il espère ainsi se mettre à l’abri de toutes poursuites. Certes, les scénaristes ont bien tenté de combler cette absence de motivations rationnelles par une légère surenchère de cruauté, mais les canons de la censure leur ont interdit de franchir la ligne jaune. Alors, ils ont introduit une secte religieuse et de son prédicateur, mais leur tentative est demeurée superfétatoire, à l’image de la confuse histoire de missiles qui se révèlent n’être que de banales roquettes. Au final, seule l’esthétique de l’explosion parvint à masquer ce manque béant. Vingt minutes avant la fin du film, commence la destruction du temple de la secte, qui n’est en fait qu’un paravent du cartel. Au début il ne s’agit que d’un vulgaire incendie… mais à la surprise de tous, Franz Sanchez décrète que le feu ne peut être contenu et qu’il faut évacuer les camions (4). Et les explosions se succèdent, tantôt lointaines, tantôt si proches qu’elles envahissent l’écran. 1- Le 15 février 1990, un sommet antidrogue réunit à Carthagène les présidents Bush (États-Unis), Barco (Colombie), Paz Zamora (Bolivie) et García (Pérou). En avril, l'armée colombienne cerne le siège de Pablo Escobar. Il y aura 510 morts, mais ce dernier réussira à s'échapper. Pablo Escobar avait créé un véritable groupe armé autour de lui, environ 3 000 tueurs, les « sicarios » qui pouvaient être de tout âge. En 1992, à Medellín 6 662 personnes ont été tuées dans des affrontements armés, auxquelles il faut ajouter 1 292 cadavres non identifiés et 967 habitants portés définitivement disparus, soit un total de 8 921 morts. –Wikipédia- 2- Mais il est vrai que Mikhaïl Gorbatchev et Ronald Reagan avaient signé un accord de désarmement en 1987. 3- Il part en chasse de Franz Sanchez pour venger son ami Felix Leiter et sa femme 4- Il s’agit de camions-citernes, remplis d’essence dans laquelle est dissoute de la drogue |
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Gadgets, girls et lieux de tournage |
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