| Réalisateur : Michael Apted Scénariste : Neal Purvis, Robert Wade,Bruce Feirstein Pierce Brosnan:... :James Bond || Sophie Marceau:... :Elektra King || Robert Carlyle:... :Renard || Denise Richards:... :Dr. Christmas Jones || Robbie Coltrane:... :Valentin Zukovsky || Judi Dench:... :M || Desmond Llewelyn:... :Q || John Cleese:... :R || Maria Grazia Cucinotta:... :Cigar Girl || Samantha Bond:... :Miss Moneypenny || Michael Kitchen:... :Bill Tanner || Colin Salmon:... :Charles Robinson || Goldie:... :Bullion || David Calder:... :Sir Robert King || Serena Scott Thomas:... :Dr. Molly Warmflash |
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Synopsis |
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| Le magnat du pétrole sir Robert King est assassiné dans l'enceinte même du bâtiment ultramoderne des services secrets britanniques. James Bond réussit à rattraper l'auteur de l'attentat, mais la tueuse préfère se suicider que de se laisser capturer. Le commanditaire du meurtre est très vite identifié : il s’agit du terroriste Renard. La fille de la victime, Elektra, autrefois enlevée par le même criminel, pourrait bien être la seconde sur la liste. M expédie Bond en Azerbaïdjan avec pour mission de protéger Elektra et de neutraliser Renard lorsqu'il viendra s'emparer d'elle. Bond localise Renard alors que celui-ci s'empare d'ogives nucléaires russes… et doute de la probité d’Elektra. |
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De Stockholm à Lima |
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| Le syndrome de Stockholm désigne une affection qui trouble le jugement des otages envers leurs geôliers. Il semblerait que passé un certain nombre de jours de captivité, les otages développent une empathie, voire une sympathie envers leurs tortionnaires. Cet étrange phénomène a été mis à jour par le psychiatre Nils Bejerot en 1973, avant d’être décrit en détail en 1978 par le psychiatre américain Frank Ochberg. Dans le cas inverse, le cas où ce sont les ravisseurs qui éprouvent de la sympathie pour leurs victimes, la science cognitive, toujours prompte aux définitions, préfère parler de syndrome de Lima. Un des cas les plus célèbres, mais aussi des plus discutés de syndrome de Stockholm concerne Patricia Hearst, née Patricia Campbell Hearst le 20 février 1954 à San Francisco. Cette petite-fille du magnat de la presse William Randolph Hearst fut kidnappée le 4 février 1974 par l’Armée de libération symbionaise (ALS), alors qu’elle résidait sur le campus de l'université de Berkeley. On la retrouve quelques temps plus tard, les armes à la main ayant pris fait et cause pour les thèses révolutionnaires de ALS. Et pour ce nouvel opus des aventures de double zéro 7, les scénaristes ont certainement puisé à la source de vie de Patricia Hearst pour donner chair à Elektra King. Mis à part cet effort intellectuel, l’épisode reste fidèle aux ingrédients inhérents : un méchant plus méchant que le plus méchant des méchants et qui se paie le luxe de jaillir quasiment de l’enfer ; une ou deux James Bond Girls, toutes plus jolies que la plus jolie des jolies ; des poursuites, des courses folles, des explosions… et une bombe nucléaire aux mains de terroristes qui menacent l’équilibre du monde. Fidèle… pourtant, de-ci de-là, quelques originalités pointent le bout de leur nez et au final desservent ce blockbuster. Le pré générique, qui à la différence de celui des films précédents s’inscrit totalement dans l’intrigue, ne peut que laisser perplexe : Comment peut-on introduire avec autant de facilité une bombe au siège du MI6 ? Et méditatif nous le serons de nouveau lorsque M, patronne incontesté du MI6, se laissera piéger par Elektra : comment se fait-il que la sécurité de M ne soit pas mieux assuré ? (1) Mais il ne s’agit que de détails au regard de la faiblesse la plus troublante de ce vingtième opus : l’inversion de la James Bond Girl et de la James Bond Bad Girl. La Bad Girl constitue une constante dans la Saga des Bonds, mais sa place est parfaitement définie : elle est le porte flingue sexuel du méchant, souvent perverse et animée par un manque de scrupules qui n’a d’égal que son sourire carnassier. Mais malgré sa méchanceté, elle se conforme toujours à la règle qui veut qu’elle ne vole pas la vedette à la James Bond Girl principale. Or ici c’est tout le contraire qui se produit… ce qui n’est pas sans conséquence sur le personnage de 007 : il semble, par moment, comme perdu, désorienté, comme déséquilibre par le manque de son double féminin (2). 1- Cela dit, lorsque l’on voit avec quelle facilité Renard dérobe une bombe nucléaire, on n’a pas le droit de s’étonner de l’amateurisme des services secrets. 2- Le Dr. Christmas Jones n’apparait qu’à la cinquantième minute, puis lors de la scène dans le tube du pipeline qui débute à la soixante-dixième minute. Et il faut attendre plus d'une heure quinze pour qu’elle ne quitte plus 007. |
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Gadgets, girls et lieux de l'action |
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