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The woman

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The Woman

Un film de

Lucky Mckee

avec

Pollyanna Mcintosh
Sean Bridgers
Angela Bettis


- 2011 -
793
Lectures
Depuis
Le dimanche 16 Fevrier 2014




Chris Cleek, un père de famille nombreuse, adepte de la chasse, capture une femme jaillie de la préhistoire (1), l’enferme dans la cave de sa grange et avec l’aide de son épouse, Belle, et de ses enfants, Peggy, Brian et Darlin, entreprend de la civiliser.
Voilà pour le pitch, aussi minimaliste que l’aplat bleu de Barnett Newman mais aussi mystérieux que les peintures à bandes de Frank Stella. En excluant les didascalies superflues, ce canevas ouvre le champ de tous les possibles, Lucky McKee a adopté celui de la subversion.

« The woman » met en scène la vie quotidienne d’une famille de la middle class américaine, que guident des valeurs traditionnelles et que structure la division sexuelle propre au patriarcat (2). La caméra rebondit suavement de la maison, impeccablement tenue par une épouse souriante, à la voiture confortable, adroitement conduite par un chef de famille raisonnable (3), avant de traverser un immense jardin domestiqué et de s’engouffrer dans un chenil que chaque enfant nettoie à tour de rôle.
Pourtant, le spectateur le sait dès les premières minutes, sous ces apparences paisibles se dissimule la violence la plus brutale et dans le sous-sol de la maison Chris Cleek, bientôt rejoint par Brian (4), se livre à la torture tant physique que psychologique. Mais ce même spectateur aurait dû deviner d’instinct que sous cette violence visible, car portée à l’écran, se dissimule la véritable violence, celle que l’homme inflige aux femmes, à son épouse, à ses filles.
Et si ce spectateur avait écarté d’un revers mental le superflu, s’il ne s’était pas laissé aveugler par le spectacle de la femme entravée, violée et torturée, il n’aurait pas été surpris d’apprendre que Chris avait engrossé Peggy et le sort de l’institutrice ne l’aurait pas plus étonné que ne l’aurait sidéré l’être qui jaillit de la niche…

Si pour le film « May », Lucky McKee drapait sa caméra des senteurs de la poésie, il l’arme ici de la nécessité morale du féminisme radical (5), de celui qui se fixe pour ambition d’anéantir les oppresseurs et leurs alliés objectifs (6), qui rêve de faire du passé table rase, car :
Le monde doit changer de base :
le patriarcat doit céder sa place.




1- Cette woman est une « sauvage » en guenilles qui vit dans la forêt, a élu domicile dans une sorte de terrier et mange la viande crue des animaux qu’elle tue. D’où vient-elle ? Que fait-elle ? Comment est-ce possible ? Autant de questions qui n’intéressent pas le réalisateur

2- On image, peut-être à tort, de possibles adeptes du Tea Party

3- Il serait avocat… et est le seul à exercer une profession.

4- Chris déclare à son fils : « ne fait jamais ce que moi-même je ne ferais pas ». Fort de ce conseil et ayant vu son père violer la captive, Brian décide de faire de même…

5- Il convient une nouvelle fois, de ne pas se laisser aveugler par l’explosion de violence gore qui finalement n’est qu’une parodie d’une des scènes de « Indiana Jones and the Temple of Doom »

6- C’est certainement ainsi qu’il faut comprendre la scène où la woman se précipite sur Belle et la tue.



L A

The Woman
 
 
 
 


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