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Chasse à L Homme

Un film de

John Woo

avec

Jean claude Van damme
Yancy Butler
Lance Henriksen


- 1993 -
1960
Lectures
Depuis
Le jeudi 22 Septembre 2005




 


L’autre soir il fallait regarder CHASSE À L’HOMME de John Woo, avec mon Jean Claude (vous permettrez que je l’appelle ainsi). Mon Jean Claude (Van Damme) je l’aime bien comme mon Pascal (Sevrant bien sur) car, malgré sa carrière aux amériques, il a gardé son prénom intact ! Et ça c’est courageux et impressionnant dans une époque où les Kevin, et autres Jimmy envahissent les cours de récréation de notre belle France.
Je devine chez Jean Claude, un attachement profond à sa Belgique natale, mais surtout un amour respectueux pour sa maman adorée. Maman Van Damme lui a donné ce prénom, alors Jean Claude en gentil garçon, le garde précieusement, et ça c’est touchant de la part de quelqu’un qui essaye sans cesse de nous faire croire qu’il est un gros dur. Non Jean Claude n’a jamais cédé aux sirènes d’Hollywood, et pourtant pleins de producteurs ont bien essayé de lui faire prendre un prénom américain, lui expliquant gros cigare en bouche, qu’ainsi il allait devenir une immense star que les médias allaient s’arracher. Et bien non, Jean Claude est resté Jean Claude et s’est même marié deux fois en Belgique avec sa famille et ses potes de toujours... et quelques gardes du corps en plus, pour faire star qui se la pète.
Donc l’autre soir, je me suis dit, je vais regarder mon Jean Claude faire des exploits dans le film de John Woo. Car regarder un film avec Jean Claude, c'est comme aller à la foire aux vins ou aux auto-tampons. Et bien, comment vous dire ? Quelle déception ! Je me suis même surpris à bailler et à zapper sur FR3 pour chercher des informations du monde terrestre.
Oui, ce film de Woo est soporifique ! Car trop d’action tue l’action et surtout, mon Jean Claude est réduit à pas grand chose. Il porte le nom de Chance (quel est le concept caché derrière ce patronyme imbécile) et une coupe de cheveux du type mulet des plus moches. Ces cheveux sont gras pour montrer sans doute qu'il est pauvre, et il a un grand manteau noir comme Patrick Bruel (à la même époque) et ça, pour moi, c’est rédhibitoire. Ressembler à Bruel, c’est trop nul !
Mon Jean Claude, dans ce film, ne dit presque rien. Il regarde intensément les gens quelques secondes avant de s’enfuir, ou bien de leur mettre accessoirement un bon gros coup de pied dans la tronche. Il est poursuivi par un acteur que j’aime bien (pour avoir joué dans alien 2 ou 3 je sais plus) qui est très en colère (je ne sais plus pourquoi, mais on s’en fout) et ce sale type (Lance Enriksen) lance à ses trousses une dizaine de gros boeufs américains armés jusqu’aux dents. On sent là que Woo se lâche, qu'il n'aime pas trop les Américains car le casting est représentatif des plus beaux spécimens de gros bourrins qu'on puisse trouver aux USA. Moi, quand je vois des types comme ca, je ne peux m'empêcher de penser aux gros cacas qu'ils doivent faire. Oui je sais je devrai savoir honte... Il y en a même un qui porte un affreux chapeau texan. Bref, c'est terrible à dire, mais quand l'un d'entre eux se fait tuer, on saute de joie de ne plus voir sa sale tronche. Il y a également des débiles en moto, (du type pétrolettes ridicules 125 cm cube) habillés tout en noir, qui nous feraient presque croire qu’on regarde une série Z italienne des années 80.
Ce film hésite en fait entre la plus grande vulgarité et l’élégance propre aux cinéastes asiatiques. On a donc droit à des explosions toutes les 5 minutes, ce qui entre nous devient vite lassant; des coups de pieds dans la tête, d'interminables rafales de mitraillette, des passages au ralentis sans oublier les incontournables colombes qui s’envolent en battant des ailes. Bref, le truc habituel que nous sert John Woo dès qu'il tourne pour une major. En fait au milieu de tout ce vacarme, les scènes les plus impressionnantes sont celles où plus aucun bruit ne se fait entendre. Elles sont rares mais agréables aux oreilles. Si ! Si ! regardez, et vous comprendrez... Cela ne dure malheureusement que peu de temps, car le plus terrible dans ce film, c’est la musique..... qui prend la tête.
La scène la plus ridicule, c'est celle avec le serpent en plastique que mon Jean Claude attrape "d'un seul coup d'un seul" pour lui tordre le coup et lui arracher la sonnette d'un coup de dent. Là on touche le fond ! Mon Jean Claude dans ce film semble un peu perdu, soucieux. Il est vrai que la fille qui lui donne la réplique à d’énormes sourcils ce qui n’est pas très sexy. Jean Claude donc saute en l’air tout le temps (au ralenti bien sur) et on devine sans effort le trempolin, hors cadre. Comme un gymnaste, il enchaîne salto arrière et double-axel. C'est beaucoup trop. On baille.
Comment peut-on se satisfaire de tourner des films pareils ? L’argent sans doute. Mon Jean Claude ressemble plus à Candeloro qu’à un véritable héros. Je ne sais pas si ce film à marché à l’époque mais si c’est le cas, Woo à bien de la chance de pouvoir tourner de tels navets. Mon Jean Claude, finit pas monter à cheval, et aidé par un retraité qui fabrique du wisky et tire à l’arc assez adroitement, gagne et tue le méchant en lui glissant une grenade à proximité des parties génitales. Oui, cela finit mâle...
Consternant. Affligeant. Ce film n'a pas du aider mon Jean Claude à faire décoller sa carrière d’acteur Belge aux USA. Je crois de toutes manières que ces derniers films le poussent lentement mais sûrement vers la porte de sortie. Direct to vidéo.
On se prend à rêver de voir Jean Claude arrêter de sauter partout pour venir s’asseoir sur un siège comme il le fait parfois, et nous raconter des choses incroyables sur le sens de la vie, avec cette diction speedée, ce style unique qui le rend indispensable, cette manière d’être à fond dans ce qu’il dit, avec une conviction qui me laisse pantois.
Jean Claude repose toi, et vient nous parler, arrête de faire le grand écart devant la caméra de types qui ne comprennent rien à ce que tu essayes depuis 15 ans de leur faire comprendre. Que tu es un bon garçon qui aime tendrement sa maman et qui rêve d’expliquer le monde aux enfants. Allez Jean Claude rentre à la maison ! On t’aime.
a +



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