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American GangsterUn film deRidley ScottavecRussell Crowe |
166 Lectures Depuis Le mardi 13 Mars 2012 |
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Frank Lucasa n’a jamais été que l’ombre de Bumpy Johnson, le vieux Parrain de Harlem. Et lorsque celui-ci meurt d’une crise cardiaque, il devient, grâce à la complicité d'officiers basés au Vietnam, un des plus importants trafiquants de drogue. Sa marchandise, il l’importe directement depuis ces lieux de production et il la revend à bas prix. De l’autre côté de la barrière, l'inspecteur Roberts du NYPD, en indélicatesse avec sa hiérarchie, car il n’a pas fait main basse sur une importante saisie de dollars, se voit confier la direction d’une officine de lutte anti drogue. Au terme d’une étrange partie de cache-cache entre le très discret Frank Lucasa et le très opiniâtre Roberts, l’un finira par faire tomber l’autre, non sans entrainer dans sa chute quelques fruits pourris. Ridley Scott, le réalisateur des inoubliables « Alien », « Blade Runner » ou « Gladiator »… offre ici aux spectateurs une revisite des fresques policières hollywoodiennes, et s’inscrit dans les traces de « Scarface » (De Palma), « Les Affranchis » (Scorsese), « L’Année du dragon » (Cimino) etc. Délaissant quelque peu les recherches esthétiques qui caractérisent la plupart de ces films et, à l’inverse d’un Coppola qui laisse exploser la violence, Ridley Scott se concentre sur le non-dit du film, sur ce qui n’est dans le champ qu’en terme de décors. Car « American Gangster » est le film de la transition, de l’enlisement vietnamien, de la corruption, du Watergate… de la télévision à coins arrondis où s’exhibe un Nixon en noir et blanc. Dans l’Amérique du début des années 70, l’époque n’est plus au petit commerce, il convient de traiter directement avec les fournisseurs afin de casser les prix. L’époque n’est plus à la morale ou à la vertu, mais au business et à l’enrichissement personnel. Autant de règles qu’a assimilé Frank Lucasa, autant de préceptes libéraux qui, transposés dans l’univers du gangstérisme, dérogent à la loi, celle-là même que Richie Roberts se doit de faire appliquer, même s’il s’octroie quelques libertés avec les sacro-saints préceptes du mariage. L A
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Sur les 32200 pages du Site chiffres Google Le jeudi 3 Novembre 2011 |
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